Profs et coup de gueule

28 05 2011

J’aime écrire. Çà n’a pas toujours été le cas, loin de là, il est même fort possible que  j’ai développé cet amour de l’écriture avec le jeu de rôle et avec la lecture. Après, je me suis mis à lire en fin de collège, çà fait peut-être un peu tard, je ne sais pas trop. Je ne suis pas professeur.

J’ai beau en connaître quelque uns, je ne suis pas sûr qu’ils savent eux-mêmes. Mais quoi qu’il arrive, j’ai commencé un certain nombre de manuscrit, écrit quelques nouvelles, rédiger moult intrigues allant du mangas futuristes aux mousquetaires typés zone cinquante-et-un, et j’ai un certain paquet de sujets à traiter.

Sujet numéro un : j’écris pour moi ou pour les autres ? Désolé, déformation professionnelle d’ancien jongleur. Univers d’inter-mitant du spectacle, cirque traditionnel ou moderne, écrire soit-même ou pour un imprésario, argent qui va dans sa poche ou dans la mienne, … tout un univers qui part du fait que je kiffais jongler et être en forme grâce au jonglage.

Sujet numéro deux : sans aucune fonction sociale, j’ai pas envie d’écrire ? je n’écris que dans l’objectif d’être lu ?

Si j’ai une bonne part de choses à dire sur le sujet numéro un, j’ai aucune réponse sur le sujet numéro deux, je vais donc agir à ce niveau en apprentissage essai-erreur : je fonce, on verra bien. L’excuse étant que si je ne commence pas (par dire des conneries), je crois que je ne commencerais jamais.

Je ne suis pas philosophe, d’ailleurs dans ces textes, je ne sais pas trop ce que je suis, mais je m’y mets, c’est peut-être même l’une des solutions pour faire évoluer mes recherches de pensées.

Ce matin, je tombe sur un sujet sur rue89 et plus particulièrement sur ce titre d’entre-paragraphes :

« Nous avons été débordés par l’afflux de candidats »

The questions are : What and where ? “Une journée de recrutement de professeurs vacataires”.

Et mon coup de gueule est (j’ai lu l’article en diagonal) : Pourquoi est-ce que j’ai éclaté de rire en lisant ce titre de paragraphe ?

Comme l’intérêt de cet article réside dans le fait que je risque de dire beaucoup de connerie (ou de choses fausses) dans ce blog surtout destiné à commencer à écrire (enfin), je ne répondrais tout simplement pas à cette question.

Mais sinon tout de même, l’article que j’ai lu en diagonale est ici : http://www.rue89.com/2011/05/27/ma-journee-au-grand-marche-aux-profs-de-pole-emploi-206313





Je regarde la télévision ou je vote

22 05 2011

Il y a de cela plusieurs semaines, je regardais une émission sur une chaine de télévision spécialisée dans la découverte et le parcours en montagne. Randonneur, alpinisme, journalisme documentaire, tourisme, … tout est bon pour causer des hauteurs du monde, la neige avec le ski ou l’industrie l’été, çà cause de grands airs et çà me va.

L’émission en question dressait le portrait d’un certains nombre de héros de l’escalade et d’une des périodes des ascenssions très dangereuses du mont-blanc par un chemin que je verrais beaucoup plus aimablement à l’horizontal. Un homme intervievé cite un journal friant de spéctacle. Quelques grimpeurs allemands sont bloqués à mi-chemin de leur escalade, le journal s’y intéresse. C’est risqué pour eux, c’est dangereux pour eux, c’est mortel pour eux et c’est également mortel pour ceux qui viennent les aider. La vente du journal augmente, le journal décide de couvrir l’évenement de A à Z, l’oppignon publique se retrouve mis au courant minute par minute du périple humain. Un certain profit économique est alors à la porté du journal. Celui-ci en profite pour persuader de la faible chance de réussite de l’expédition de secours, que les gens coincés peuvent tomber à tout moment, ect…

L’homme a dit cette phrase qui m’est restée gravée en mémoire : “lorsqu’on achète le journal, on vote”.

Loin de me complaire en parralèlismes avec Guy Debord (que j’ai bien l’intention de lire un jour), je m’arrêterais à mes pensées survolants plutôt huxley et Orwell, légèrement plus proche de la nature humaine ou de la nature tout court. Et je ne m’approcherais pas des conséquences administratives et politiques d’une publication ou d’une diffusion d’un média ou d’un jour de vote. L’économie et la culture par contre ont toutes deux des choses à avouer.

Les personnes qui achètent ce journal ont eu soit à le choisir parce que c’est le seul qui traite le sujet, soit à le choisir pour des raisons plus difficiles à définir. La question est : Ces raisons sont-elles raisonnables ? Oui ou non, la question n’est pas là, ce journal existe toujours aujourd’hui et il est probable qu’il fasse du chiffre en écrivant son contenu en accord avec ses acheteurs. Parlez de responsabilité patronnalle (avec raison) comme vous voulez, parlez de responsabilité journalistique (avec raison) comme vous voulez, mais tous les journalistes écriraient tous leurs versions de paf le chien si on était près à mettre le prix pour l’acheter.

Parallèlisons. Revenons à 2011. Chrosophe maé serait-il chevalier des arts et des lettres s’il avait vendu 100 ou 200 cds ? moins que les culs trampées ? quoi ? j’y peux quoi moi si je préfère le folk irlandais, québéquois, américains et français à un chanteur de variété française ? Aurait-on une énième star ac’ ou une énième version du loft s’il y avait personne pour regarder et répondre favorablement au mercantilisme ? Cet exemple télévisuel est primordiale, mais il y en a un autre encore plus gros et, malheureusement, encore plus pauvre en détails. Appelez au 811212 pour le connaïtre et dites “prends moi mon fric”.

L’exemple de la star ac’ est symptomatique du choix fait par les téléspéctateurs à un moment où se bousculaient sur nos écrans des émissions telles que celle-ci (ou dans le même ordre d’idée) et des émissions plus intéressantes, plus chargées culturellement. La comparaison purement desciptiviste entre les deux m’enquiquine énormement, c’est un truc à joindre quantité et qualité. Et nommé çà “quantité de qualité”. C’est à dire nombre d’items culturellement diversifiés envoyés aux téléspéctateurs.

Le “support shannonien” qu’est la télévision va bien évidement envoyer une diversité d’oeuvres musicales différentes dans les oreilles des gens qui regardent la star ac’, mais le reste de l’émission va être porté par les réactions humaines des participants, par les choix humains du jury de sélection, par la galvanisation humaine du publique (on pourrait même se poser la question de l’effet du vote par téléphone en tant que phénomène socio-psychologique) et par le grand sourire du présentateur.

Cette “quantité de qualité” est à la fois très nébuleux et observable. Mai 2011, je vais parlé de l’affaire DSK … Nan, je déconne, vous savez que les trois réacteurs de Fukushima sont devenu très dangereux ? Oui, vous vous en doutez. Vous vous en doutez à ce point que vous avez bien vue BFMtv affiché l’encart “Séïsme Japon” pendant toute la durée qui a suivit le tremblement de terre.

Hein ???

Quoi hein ? à oui non pardon, pendant l’affaire DSK, BFMtv, ils affichaient “Affaise DSK” …

Ouaip et laquel de TF1 ou France2 a traité Fukushima en premier titre du journal comme à l’époque ?, oui, aucune.

Alors comment en sommes-nous venu là ? pourquoi ai-je rigolé jaune l’autre fois lorsque j’ai entendu à la radio un journaliste traiter le fait que les tricheurs aux échecs encouraient des amandes plus lourdes avant de traiter l’affaire DSK ? Pourquoi arrêt sur image a fait cet article où il est montré que l’arrivée en direct de Anne saint-claire au près de son marie est passée devant le japon ? (je n’ai pas vu cette histoire de la femme de DSK, j’ai juste lu l’article d’arrêt sur image)

Comment en sommes-nous venu là ? je ne sais pas, je n’ai qu’une idée partiel et des parallèles à opérer, rien d’autre. Et j’insiste bien sur le “nous”, je me range volontier dans l’affaire. En effet, qu’est ce que je fais quand je tombe sur une émission de télévision que je qualifie à faible “quantité de qualité” ? Je zappe ? Non, j’étteins. Et je suis sérieux, j’étteins. Ras le bol des mêmes documentaires sur les guerres en boucle. Je veux bien en voir quelques uns tous les ans, mais pas passer la moitier de mes soirées dessus. C’est dingue comme je sature à çà, c’est comme regarder twitter pendant “l’affaire” #DSK, çà (je) sature sur un seul sujet (modification dans les followers prévus, je vais revenir à mes bons vieux feed RSS classés).

Après tout, oui, on a arrêté de regarder interville, du coup, interville change de chaine. A quel point pouvons-nous nous repprocher d’étteindre la télé, c’est pas ce qui fera évoluer les diffusions vers ce qu’on voudrait. Etteindre la télé, c’est (quelque part) ne plus voter à ce qu’on veut regarder et que ce passe-t-il quand il n’y a qu’une seule liste éligible en mairie ? Et pourtant, je continuerais de regarder mes documentaires sur internet. Ce “support shannonien” là est peut-être plus vaste, plus diversiffié culturellement, on peut même choisir quand regarder.

La télévision est morte pour moi. Pourvu qu’on ne m’enlève pas Montagne TV.

Twitter pour l’info ? peut-être, vraiment peut-être, en fait. Cà dépend. Twitter et les feeds RSS ont deux véritables différences avec la télévision et les journeaux publiés en kiosque. Au milieu du gigantesque éventaille que forme les différentes sources d’informations disponibles sur le net, celles que l’on peut choisir nous donne des visions propres mais nombreuses que ne nous permettent pas TF1 et France2. La fonction de choix me semble importante, la fonction de pouvoir changer de façon d’être informer sur les choses qui nous interessent est une liberté à prendre.

Je ne regarde plus les JT. Je suis informé quand-même, mais je dois y mettre du mien pour l’être.

A au fait, si on fait pas attention à la pub, c’est gratuit.

Vous savez ce qui se passe si j’y mets pas du mien ? je ne sais pas non  plus, je n’ai que des hypothèses. Si on exclu le fashisme administratif de 1984 (Orwell) ou de Brasil (Film de l’ex-monty python Terry Gilliam), si, là-dessus, on se laisse aller par les décisions de groupe, la chaine de télévision aura un impact sur l’humain lambda comparable à celui du chien au son de la cloche après avoir été conditionner. Celui-ci sera forcé d’afficher les idéos de groupes comme ses idéos à lui. A toutes dérives, il sera perçu comme malade, fou, associale, tout comme le personnage de Huxley. Demandez-vous comment va se comporter le plus grand des fans de la star ac’ si je lui dis que cette émission ne le mène nul part, il va, au minimum, vous exclure de son cercle.

Huxley décrit son meilleur des monde comme un univers de castes, des fourmis à l’échelle humaine où tous suivent le même chemin. Des soldats, des ouvrières, une reine ? non pas dans Huxley. Et pourquoi ? Parce que la reproduction de l’homme est plus de l’ordre de la fabrication que de la procréation. Si on enlève la fécondation aux fourmis (brutalement), chacune des fourmis aura encore un comportement de caste, saura où est sa place, ce qu’il arrive si elle dépasse les bornes (en fait, non, pas du tout, mais les humains de huxley non plus en fait) et tournera encore comme une horloge. Voulons-nous de cette alliénation ? (j’irais presque demander aux fourmis si elles en ont voulus)

La télévision nous y mène-t-elle ? non, juste la mauvaise.

ps : La télévision est considérée comme mauvaise par ceux qui la considère comme mauvaise. C’est un état subjectif se rapportant qu’aux goûts de l’auteur et sa réaction (cet article) est en réponse à ceux qui disent qu’il n’y a plus rien à la télévision et ce ne sont que ces goût qui disent qu’il n’y a rien à la télévision. Ses goût ne reflète pas les goûts -et ne doivent pas répandre de mauvaises idées au près- des téléspectateurs (ceux qui restent et les autres).








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